Campagne de France au départ demain de la RORC Transatlantic race

15181531_1168872396483028_2004512636787786696_nHalvard Mabire et Miranda Merron sont fin prêts à s’élancer demain samedi 26 novembre à 13 heures française, depuis Lanzarote aux Canaries, en direction de Port Louis, sur l’île de la Grenade, dans le cadre de la troisième édition de la RORC Transatlantic race. Le célèbre Royal Ocean Racing Club, auquel appartient Miranda, est en effet l’instigateur de cette course ouverte aux monocoques et aux multicoques, et longue de 2 865 milles. Campagne de France va profiter de cette très jolie épreuve pour poursuivre sa mise au point et son optimisation. C’est dans un état d’esprit concentré, studieux et entièrement tourné vers la performance qu’Halvard et Miranda entament cette saison hivernale qui les verra disputer d’autres courses classiques aux Antilles, avant une nouvelle transat retour vers l’Europe à la fin de l’hiver.

« L ‘avitaillement est fait, et Halvard a plongé pour caréner le bateau aujourd’hui ». Miranda Merron s’affaire aujourd’hui aux derniers détails d’avant transat. Si cette RORC Transatlantic race ne revêt pas (encore) le prestige des grandes courses classiques françaises, elle n’en demeure pas moins une transat à part entière, que des marins aussi chevronnés qu’Halvard et Miranda prennent très au sérieux. De nombreux grosse unités monocoques, maxis et multicoques sont au départ, au premier rang desquels les Protos Maverick et Leopard. Campagne de France disposera en Class40 d’un redoutable adversaire en la personne de Catherine Pourre et son Mach 40 Earendil, l’un des tout meilleur de la flotte.

La météo s’annonce d’emblée très compliquée, avec un alizé pratiquement inexistant, et des allures de près dans du vent fort durant au moins les 3 ou 4 premiers  jours. Halvard et Miranda ont choisi de ne partir qu’à deux équipiers. « Ce sera un bel entraînement en vue de la Transat Jacques Vabre 2017 » explique Halvard. « Nous sommes le seul bateau à partir ainsi en double sur cette RORC transatlantique race. Nous espérons arriver à la Grenade sous 12 à 14 jours. »

 

Pour suivre la course : http://rorctransatlantic.rorc.org/tracking/2016-fleet-tracking.html

Les tribulations hivernales d’Halvard et Miranda

15025447_1125121010928283_493633906662096973_oNaviguer en hiver au large des enchanteurs rivages Normands n’est pas toujours chose aisée, ni agréable, quand les trains de dépressions venus d’Atlantique Nord se combinent aux frimas scandinaves. Désireux de pousser à son maximum l’optimisation de leur nouveau Class 40 Campagne de France mis à l’eau à l’été 2016, Halvard et Miranda ont décidé de quitter leur chère Normandie pour rallier des contrées plus propices aux intenses navigations, les Antilles en l’occurrence, afin d’accumuler les milles à la barre de leur bateau en participant aux nombreuses épreuves de la saison de course caribéenne. Ils vont dans ce but participer dès le 26 novembre à la troisième édition de la RORC Transatlantic race, qui reliera Lanzarote (Canaries), à Port Louis sur l’île de la Grenade, dans le sud de l’arc antillais. 2 865 milles de compétition pour une mise en jambe prélude à un certain nombre de courses organisées dans la Caraïbe par le Royal Ocean Racing Club, dont la célèbre Caribbean 600. Harvard et Miranda ont donc quitté leur port d’attache de Cherbourg vendredi dernier, pour une longue campagne aux Caraïbes. Leur retour est prévu pour la fin février. Ils seront alors fin prêts pour aborder la saison 2017, avec pour point d’orgue la Transat Jacques Vabre en novembre.

Récit de voyage :

Vendredi 11 novembre :
« Nous avons laissé passer un petit front cette nuit bien sagement dans notre bon port de Cherbourg et nous sommes partis avant l'aube.
Magnifique lever de soleil sur le Val de Saire, une belle manière de dire au revoir au Cotentin.
Un dernier regard sur les côtes magnifiques de la Hague, en regardant défiler Urville et le Raz de Bannes, Omonville la Hague (prononcer la Rogue en normand), la Plate et Goury.
Passage du Raz Blanchard très secouant, as usual, mais les résidus de mer du coup de vent d'hier et d'avant hier n'ont pas arrangé l'état de la chaussée, que la DDE a définitivement décidé de laisser en l'état étant donné l'impossibilité d'obtenir un résultat satisfaisant. Reste à inventer les suspensions pour voiliers… Il y a un marché à prendre.
Cette nuit et demain matin, repassage de front et nous avons décidé raisonnablement de le laisser passer en faisant une petite escale cette nuit à Saint Peter de Guernsey. Une éternité que nous ne sommes pas allés à Sarnia, pays d'Ebenezer Le Page. Ce sera donc une dernière imprégnation de Terre Normande avant de partir vers de nouvelles aventures et de migrer, telles des Oies Sauvages, vers des latitudes plus clémentes en cette période hivernale.
Je pense aussi que Miranda veut probablement aussi goûter une dernière bière, pas trop fraîche et vraiment anglaise, et si nous le pouvons, nous essayerons de nous mettre en quête de Beans pour un english breakfast avant de reprendre la mer, cette fois pour plusieurs jours."

Dimanche 13 novembre :
« Campagne de France a passé Ouessant en fin de nuit et se trouve maintenant engagé dans le Golfe de Gascogne (Bay of Biscay pour les Glaouches).
Après une petite escale très fortuite à Saint Peter Port de Guernsey pour laisser passer un vilain front, nous avons repris la mer samedi en fin d'après-midi. Bien que fort secoués dans le port nous avons tout de même apprécié de ne pas être en mer dans la nuit de vendredi à samedi, car même à l'abri, l'anémomètre enregistrait des rafales à plus de 30 noeuds, et en plus dans la mauvaise direction pour contourner la Bretagne.
En attendant, après le passage du front, nous avons bénéficié d'un NW soutenu pour aller jusqu'à Ouessant. Le vent était donc dans la bonne direction, par contre la mer n'avait pas encore eu le temps de s'organiser suite au coup de vent de Sud, donc encore une fois Campagne de France a joué la machine à assommer les maquereaux en décollant sur les vagues et en retombant lourdement dans les creux. Un bateau qui cogne comme ça, on a beau avoir l'habitude, c'est quand même vraiment éprouvant, tant  physiquement que psychologiquement, et à force d'avoir le cerveau qui descend dans les talons, ça ne doit pas aider à être intelligent. En tout cas c'est dans ces conditions que l'on se dit que ça a intérêt à être construit solide. Mieux vaut du "made in Normandie" que du "made in China"!
Maintenant nous glissons sous spi direction Sud Ouest, vers le Cap Finisterre. A priori nous devrions avoir un passage du Cap Finisterre très venté, donc nous profitons des conditions présentes plutôt clémentes pour prendre nos tours de repos à peu près normalement, à quelques manoeuvres près.
A 10h00 française ce matin nous étions à la lattitude du Guilvinec à une centaine de kilomètres à l'ouest. nous sommes à 300 milles du Cap Finisterre, que nous devrions passer demain soir.
A la prochaine."

Halvard et Miranda préparent l’avenir

A peine clôturée l’intense année 2016, pour sa plus grande part consacrée à la construction du nouveau Class40 Campagne de France, Halvard Mabire et Miranda Merron ont rapidement tiré les leçons de la première grande épreuve disputée en septembre dernier par leur nouvelle monture, la Normandy Channel Race. « Il nous faut naviguer, toujours et encore » Cette sentence laconique émise en choeur par le duo de skippers de Campagne de France, va au plus tôt être mise en oeuvre, une fois terminée d’ici deux petites semaines le chantier de révision programmé chez V1D2 à Caen. Halvard et Miranda se projettent ainsi vers les grandes échéances de 2017 et 2018, quitte à hiverner sous des cieux lointains mais plus propices à la pratique intensive de la voile. Campagne de France devrait donc imiter bon nombre de régatiers internationaux, et aller chercher cet hiver du côté de l’Arc Antillais matière à naviguer en course d’intensive manière, afin d’amener au plus vite le développement de leur class40 à son plein potentiel.

« Les leçons de la Normandy Channel Race 2016, où nous prenons la 11ème place sur 27 partants, sont faciles à tirer! » Halvard Mabire, chez qui la langue de bois n’a guère de prise, reconnait volontiers avoir tout au long des milles milles de la grande Classique Normande, manqué de compétition face à une concurrence bien rôdée. « La Class40 est en plein développement. Elle rassemble des coureurs de très haut niveau, qui savent pousser leurs machines avec une rare intensité. Nos 18 mois passés en chantier, et notre naturelle réticence à ne pas toujours tirer au-delà du raisonnable sur un bateau encore neuf et pas encore optimisé, ne nous ont pas permis de tenir le rythme endiablé des leaders, d'autant plus qu'il faut bien avouer qu'avec Serenys et Generali nous n'avons pas été non plus les plus chanceux quant aux passages à niveau météo (arrêtés à Land's End et au Fastnet, alors que les leaders et les poursuivants bénéficiaient de conditions leur permettant soit de s'échapper irrémédiablement, soit de nous rattrapper . Aussi, la météo assez virulente, avec notamment une Mer extrêmement casse bataeux rencontrée lors de la remontée vers Tuskar, n'a pas été des plus propice pour courir sereinement, dans la mesure où dans ces moments il convenait plus d'essayer de préserver tant bien que mal le matériel que de se focaliser sur la performance . C’est un constat qui amène naturellement sa réponse : il nous faut naviguer beaucoup cet hiver pour poursuivre le développement du bateau…. »

Les hivers Normands ne sont, hélas, pas propices à d’intenses séances de navigation. Halvard et Miranda nourrissent donc le projet de rallier la Caraïbe, afin de participer à plusieurs des nombreuses courses très disputées organisées du côté de la Grenade, Antigua ou Saint Martin, la RORC Carribean 600 par exemple. « En tant que membre du Royal Ocean Racing Club, je suis naturellement sensible aux courses organisées par mon club » exprime Miranda ; « Le 26 novembre prochain sera donné le départ de la troisième Royal Ocean Racing Club's Transatlantic Race, au départ de Lanzarote aux Canaries, et dont l’arrivée est jugée après 3 000 milles de course à La Grenade, au sud de l’arc antillais. » De nombreux maxi yachts et autre multicoques océaniques, mais aussi quelques Class40, sont attendus au départ d’une course très séduisante pour les nombreux régatiers ambitionnant, à l’instar d’Halvard et Miranda, de tirer partie des exceptionnelles conditions de navigation offertes par la Caraïbe durant l’hiver continental. « Nous serons de retour au début du printemps pour enchaîner, sans transition, avec l’important programme de la Class40 en 2017, Grand Prix Guyader, Normandy Channel race, Les Sables – Horta – Les Sables, La Fastnet Race, la  Transat Jacques Vabre etc…". L'objectif ultime étant que Miranda puisse prendre le départ de la Route du Rhum en Novembre 2018 sur un bateau éprouvé et qu'elle connaîtra sur le bout des doigts".

Halvard et Miranda s’attachent comme à l’accoutumée à préparer leur monture dans les moindres détails pour ces longues et belles navigations à venir ; « La Normandy Channe race a laissé quelques traces » précise Halvard, « Quelques soucis de jeunesse vite réparables, mais aussi quelques améliorations que nous souhaitons apporter, au système de barre par exemple. » La remise à l’eau de Campagne de France devrait intervenir à la fin du mois.
 

Campagne de France sur tous les fronts

CdF BDDepuis sa mise à l’eau et sa première navigation inaugurale, en course lors de la classique Cowes – Dinard remportée le 5 juillet dernier, le Class40 Campagne de France multiplie les sorties d’entraînement et de mise au point. Halvard et Miranda ont ainsi rejoint Saint-Malo le week-end dernier où ils ont accueilli leurs amis navigateurs à l’arrivée de la Transat Québec Saint-Malo. Ils vont dès jeudi rallier de nouveau Cowes, dans le Solent anglais, pour prendre samedi le départ de la Channel race, une épreuve organisée par le Royal Ocean Racing Club, auquel appartient Miranda. Le duo de skipper de Campagne de France va enchaîner tout l’été les régates en course, afin de se présenter au meilleur de sa forme, à bord d’un Campagne de France parfaitement optimisé, au départ le 11 septembre prochain à Caen, de la Normandy Channel race 2016.

 

Trois régates en Aout

Le Royal Ocean Racing Club est une institution de la voile Britannique des plus vénérables, organisateur depuis plus d’un siècle des plus grandes régates classiques en Manche et en Atlantique. L’intense programme de course qu’il offre durant l’été est mis à profit par Halvard et Miranda pour multiplier les navigations, en compétition et face à d’autres Class40. Après une victoire début juillet dans leur catégorie lors de la course Cowes-Dinard, Halvard et Miranda souhaitent poursuivre cet excellent apprentissage de leur nouvelle monture à l’occasion de trois épreuves du calendrier Britannique, à commencer par la Channel race le 30 juillet prochain, course de 140 milles nautiques au départ de Cowes. Ils repasseront début aout par la case « Cherbourg » avant de se présenter de nouveau le 14 aout sur la ligne de départ d’une nouvelle épreuve originale qui ralliera depuis Cowes le phare de Wolf Rock, à la pointe occidentale de l’Angleterre, Ouessant puis Saint-Malo où l’arrivée sera jugée aux alentours du 17 aout. « Près de 400 milles de navigation en Manche, sur le parcours qu’empruntera la Normandy Channel race en septembre… » explique Halvard, « … de quoi nous mettre dans le bain de cette NCR au départ de Caen qui nous tient particulièrement à coeur. »

 

Campagne de France prendra part à une troisième course, le vendredi 2 septembre, un sprint entre Cowes et Cherbourg, toujours sous l’égide du RORC.

 

Une Normandy Channel race exceptionnelle

La Normandy Channel race est une épreuve exclusivement réservée aux monocoques de la Class40. Elle se court en double selon un itinéraire qui conduit les équipages depuis Caen vers  le Solent anglais, la pointe de la Cornouaille, en Mer d’Irlande et au Fastnet, avant de revenir à Caen-Ouistreham. 1 000 milles d’une navigation au plus près des côtes, terriblement technique et stratégique. La 7ème édition, départ le 11 septembre prochain, connait une montée en puissance spectaculaire puisque pas moins de 30 bateaux sont d’ores et déjà inscrits, rassemblant la crème des navigateurs de la classe.

 

« Le bateau répond à toutes nos aspirations. Il faut nous confronter le plus possible à la concurrence afin de connaître exactement nos potentiels. C’est l’objectif de cet été. » poursuit Halvard. « Il reste de nombreux détails à mettre au point, notamment en terme d’électronique et d’informatique. Il nous tarde d’être au départ de la Normandy Channel race pour réellement découvrir ce que notre nouveau Campagne de France a dans le ventre… »

 

 

Programme estival de Campagne de France

 

27 ou 28 juillet – départ pour l'Angleterre

30 juillet – départ  de la RORC Channel Race (100 – 140 milles nautiques)

Retour Cherbourg vers le 2 aout. 

11 ou 12 aout – départ pour Hamble/cowes

14 Aout départ Cowes>Wolf Rock>Ouessant> Saint Malo

16 ou 17 aout – Arrivée Saint Malo

18/ 20 aout – retour Cherbourg 

31 aout/ 1er septembre – départ pour l'Angleterre

2 septembre – départ RORC Cowes – Cherbourg

3 septembre – arrivée Cherbourg

4 – 7 septembre – Préparation Normandy Channel Race + convoyage a Caen

11 septembre – départ Normandy Channel Race