Campagne de France sur la course Les Sables – Horta – Les Sables

 Halvard Mabire et Miranda Merron poursuivent en ce début d’été leur intense campagne de régates, tant anglaises que Françaises. Après les courses du RORC superbement organisées ce printemps en Manche, ils enchainent ce week-end avec la 6ème édition de la course Les Sables – Horta – Les Sables, épreuve réservée au double et aux monocoques de la Class40, qui présente l’originalité de se disputer en deux volets, l’un Aller, l’autre Retour. Au final, 2 540 milles de course, soit l’équivalent ou presque d’une traversée transatlantique, avec de nombreux scénarii météos qui font la joie, et parfois la souffrance, des équipages. Troisième en 2013, le duo de skippers de la marque des Maitres Laitiers renoue avec plaisir avec cette belle épreuve qui va pour la deuxième fois en quelques mois, les ramener vers Horta et les Açores, après leur escale de l’hiver dernier lors de leur transat retour depuis la Caraïbe.

 

« C’est toujours avec plaisir que nous faisons escale à Horta » explique Halvard.  « L’ accueil y est remarquable et les paysages de l’île, si proches de ceux du Cotentin, sont un ravissement. » Mais au-delà de l’aspect ludique de cette escale au coeur de l‘océan Atlantique, Campagne de France va aussi retrouver une flotte particulièrement affutée de Class40. 19 unités ont répondu au rendez-vous, et les prétendants à la victoire finale sont de nouveau légion. On nommera l’incontournable duo espagnol Gonzalo Botin – Pablo Santurde, à bord de l’apparemment invincible Talès 2, vainqueur de la route du Rhum, de Québec saint Malo, de la Normandy Channel race… A ce favori ibérique, il convient d’ ajouter le Britannique Phil Sharp et son Imerys, associé cette année à Corentin Douguet, Ministe et Figariste émérite. Halvard et Miranda comptent bien donner du fil à retordre à ces favoris, tout en surveillant les autres Jean Galfione (Serenis Consulting), Sidney Gavignet (Oman Sail) ou Catherine Pourre (Earendil)…

 

« Cette course va une nouvelle fois nous permettre de régater au contact, en Atlantique cette fois » souligne Miranda. « Campagne de France est à présent bien au point, et nous commençons à bien le connaitre, suite à notre belle campagne hivernale aux Antilles, et à nos quelques 9 000 milles parcourus. Nous nous attendons à rencontrer des conditions de vent et de mer extrêmement variées, depuis le petit temps typique de cette période de l’année, jusqu’à des passages de dépressions au large de l’Espagne toujours virulents. Le jeu est toujours très ouvert, avec de nombreuses possibilités d’optionner. C’est une course rapide, une petite semaine pour chaque tronçon, et qui ne laisse aucun répit… »

 

A retenir :

 

2540 milles courue en double et en deux étapes entre Les Sables d'Olonne et Horta, et le trajet retour.

 

 

 

Les Sables – Horta : départ dimanche 2 juillet à 13 heures 02

19 participants. 2 540 milles de course total (1 270 milles Aller)

Parcours : Départ des Sables d'Olonne / Horta (Açores) / Les Sables d'Olonne

2 juillet : départ de la première étape

14 juillet : départ de la deuxième étape

22 juillet : remise des prix

 

Favoris : Talès II – Imerys – Oman Sail – Stella Nova (Mach 40)

 

6ème édition

2015 : Le Conservateur : Yannick Bestaven- Pierre Brasseur, vainqueur Aller et Retour : 11j 19h 30' 31

2013 : GDF Suez Sébastien Rogues – Armel Tripon 13 j 8h 26mn 42s

2011 Bureau Veritas : Stéphane Le Déraison – Vincent Barnaud 13j 05h 53mn 26s

2009 : Telecom Italia Giovanni Soldini –  Karine Fauconnier  12j 17h 34mn 38s

2007 : Les Sables – Madère – Les Sables : Appart City – Yann Noblet – Patrick Morvan

 

Directeur de course : Denis Hugues

 

19 bateaux engagés

 

38 FUJI Ari KANSAKOSKI Jan PAUKKUNEN

42 Montres Michel Hermelin François LASSORT Christophe SOUCHAUD

43 Palanad II Antoine MAGRE Olivier MAGRE Jean-Philipp SALIOU

50 SIMPLE Vé Bertrand LEMEE Philippe MAGLIULO

61 Transport Hesnault – Cabinet Z Cédric DE KERVENOAEL Robin MARAIS

Rémi BEAUVAIS

65 YODA Franz BOUVET Thomas GUICHARD

73 SPM/GWADA Stéphane BRY Rodolphe SEPHO

81 Esprit Scout Marc DUBOS Jean-Luc SCHOCH

83 à confirmer Claire PRUVOT Aloïs KERDUEL

101 Colombre XL Massimo JURIS Pietro LUCIANI

123 Tales 2 Pablo SANTURDE DEL ARCO Gonzalo BOTIN

124 OBPORTUS IV Olivier ROUSSEY Philippe BURGER

125 SERENIS Consulting Jean GALFIONE Jean-Christophe CASO Nicolas TROUSSEL

130 IMERYS Phil SHARP Corentin DOUGUET

Adrien HARDY

134 Stella Nova Alexander KRAUSE Burkhard KEESE

139 OMAN SAIL Sidney GAVIGNET Fahad AL HASNI

145 EÄRENDIL Catherine POURRE Benoît HOCHART

146 KIHO Hiroshi KITADA Shota SHIGA Kazuhiro NISHIMURA

147 Campagne de France Halvard MABIRE Miranda MERRON

151 AINA Enfance et Avenir Aymeric CHAPPELLIER Arthur LEVAILLANT

Campagne de France au départ demain de la RORC Transatlantic race

15181531_1168872396483028_2004512636787786696_nHalvard Mabire et Miranda Merron sont fin prêts à s’élancer demain samedi 26 novembre à 13 heures française, depuis Lanzarote aux Canaries, en direction de Port Louis, sur l’île de la Grenade, dans le cadre de la troisième édition de la RORC Transatlantic race. Le célèbre Royal Ocean Racing Club, auquel appartient Miranda, est en effet l’instigateur de cette course ouverte aux monocoques et aux multicoques, et longue de 2 865 milles. Campagne de France va profiter de cette très jolie épreuve pour poursuivre sa mise au point et son optimisation. C’est dans un état d’esprit concentré, studieux et entièrement tourné vers la performance qu’Halvard et Miranda entament cette saison hivernale qui les verra disputer d’autres courses classiques aux Antilles, avant une nouvelle transat retour vers l’Europe à la fin de l’hiver.

« L ‘avitaillement est fait, et Halvard a plongé pour caréner le bateau aujourd’hui ». Miranda Merron s’affaire aujourd’hui aux derniers détails d’avant transat. Si cette RORC Transatlantic race ne revêt pas (encore) le prestige des grandes courses classiques françaises, elle n’en demeure pas moins une transat à part entière, que des marins aussi chevronnés qu’Halvard et Miranda prennent très au sérieux. De nombreux grosse unités monocoques, maxis et multicoques sont au départ, au premier rang desquels les Protos Maverick et Leopard. Campagne de France disposera en Class40 d’un redoutable adversaire en la personne de Catherine Pourre et son Mach 40 Earendil, l’un des tout meilleur de la flotte.

La météo s’annonce d’emblée très compliquée, avec un alizé pratiquement inexistant, et des allures de près dans du vent fort durant au moins les 3 ou 4 premiers  jours. Halvard et Miranda ont choisi de ne partir qu’à deux équipiers. « Ce sera un bel entraînement en vue de la Transat Jacques Vabre 2017 » explique Halvard. « Nous sommes le seul bateau à partir ainsi en double sur cette RORC transatlantique race. Nous espérons arriver à la Grenade sous 12 à 14 jours. »

 

Pour suivre la course : http://rorctransatlantic.rorc.org/tracking/2016-fleet-tracking.html

Les tribulations hivernales d’Halvard et Miranda

15025447_1125121010928283_493633906662096973_oNaviguer en hiver au large des enchanteurs rivages Normands n’est pas toujours chose aisée, ni agréable, quand les trains de dépressions venus d’Atlantique Nord se combinent aux frimas scandinaves. Désireux de pousser à son maximum l’optimisation de leur nouveau Class 40 Campagne de France mis à l’eau à l’été 2016, Halvard et Miranda ont décidé de quitter leur chère Normandie pour rallier des contrées plus propices aux intenses navigations, les Antilles en l’occurrence, afin d’accumuler les milles à la barre de leur bateau en participant aux nombreuses épreuves de la saison de course caribéenne. Ils vont dans ce but participer dès le 26 novembre à la troisième édition de la RORC Transatlantic race, qui reliera Lanzarote (Canaries), à Port Louis sur l’île de la Grenade, dans le sud de l’arc antillais. 2 865 milles de compétition pour une mise en jambe prélude à un certain nombre de courses organisées dans la Caraïbe par le Royal Ocean Racing Club, dont la célèbre Caribbean 600. Harvard et Miranda ont donc quitté leur port d’attache de Cherbourg vendredi dernier, pour une longue campagne aux Caraïbes. Leur retour est prévu pour la fin février. Ils seront alors fin prêts pour aborder la saison 2017, avec pour point d’orgue la Transat Jacques Vabre en novembre.

Récit de voyage :

Vendredi 11 novembre :
« Nous avons laissé passer un petit front cette nuit bien sagement dans notre bon port de Cherbourg et nous sommes partis avant l'aube.
Magnifique lever de soleil sur le Val de Saire, une belle manière de dire au revoir au Cotentin.
Un dernier regard sur les côtes magnifiques de la Hague, en regardant défiler Urville et le Raz de Bannes, Omonville la Hague (prononcer la Rogue en normand), la Plate et Goury.
Passage du Raz Blanchard très secouant, as usual, mais les résidus de mer du coup de vent d'hier et d'avant hier n'ont pas arrangé l'état de la chaussée, que la DDE a définitivement décidé de laisser en l'état étant donné l'impossibilité d'obtenir un résultat satisfaisant. Reste à inventer les suspensions pour voiliers… Il y a un marché à prendre.
Cette nuit et demain matin, repassage de front et nous avons décidé raisonnablement de le laisser passer en faisant une petite escale cette nuit à Saint Peter de Guernsey. Une éternité que nous ne sommes pas allés à Sarnia, pays d'Ebenezer Le Page. Ce sera donc une dernière imprégnation de Terre Normande avant de partir vers de nouvelles aventures et de migrer, telles des Oies Sauvages, vers des latitudes plus clémentes en cette période hivernale.
Je pense aussi que Miranda veut probablement aussi goûter une dernière bière, pas trop fraîche et vraiment anglaise, et si nous le pouvons, nous essayerons de nous mettre en quête de Beans pour un english breakfast avant de reprendre la mer, cette fois pour plusieurs jours."

Dimanche 13 novembre :
« Campagne de France a passé Ouessant en fin de nuit et se trouve maintenant engagé dans le Golfe de Gascogne (Bay of Biscay pour les Glaouches).
Après une petite escale très fortuite à Saint Peter Port de Guernsey pour laisser passer un vilain front, nous avons repris la mer samedi en fin d'après-midi. Bien que fort secoués dans le port nous avons tout de même apprécié de ne pas être en mer dans la nuit de vendredi à samedi, car même à l'abri, l'anémomètre enregistrait des rafales à plus de 30 noeuds, et en plus dans la mauvaise direction pour contourner la Bretagne.
En attendant, après le passage du front, nous avons bénéficié d'un NW soutenu pour aller jusqu'à Ouessant. Le vent était donc dans la bonne direction, par contre la mer n'avait pas encore eu le temps de s'organiser suite au coup de vent de Sud, donc encore une fois Campagne de France a joué la machine à assommer les maquereaux en décollant sur les vagues et en retombant lourdement dans les creux. Un bateau qui cogne comme ça, on a beau avoir l'habitude, c'est quand même vraiment éprouvant, tant  physiquement que psychologiquement, et à force d'avoir le cerveau qui descend dans les talons, ça ne doit pas aider à être intelligent. En tout cas c'est dans ces conditions que l'on se dit que ça a intérêt à être construit solide. Mieux vaut du "made in Normandie" que du "made in China"!
Maintenant nous glissons sous spi direction Sud Ouest, vers le Cap Finisterre. A priori nous devrions avoir un passage du Cap Finisterre très venté, donc nous profitons des conditions présentes plutôt clémentes pour prendre nos tours de repos à peu près normalement, à quelques manoeuvres près.
A 10h00 française ce matin nous étions à la lattitude du Guilvinec à une centaine de kilomètres à l'ouest. nous sommes à 300 milles du Cap Finisterre, que nous devrions passer demain soir.
A la prochaine."

Halvard et Miranda préparent l’avenir

A peine clôturée l’intense année 2016, pour sa plus grande part consacrée à la construction du nouveau Class40 Campagne de France, Halvard Mabire et Miranda Merron ont rapidement tiré les leçons de la première grande épreuve disputée en septembre dernier par leur nouvelle monture, la Normandy Channel Race. « Il nous faut naviguer, toujours et encore » Cette sentence laconique émise en choeur par le duo de skippers de Campagne de France, va au plus tôt être mise en oeuvre, une fois terminée d’ici deux petites semaines le chantier de révision programmé chez V1D2 à Caen. Halvard et Miranda se projettent ainsi vers les grandes échéances de 2017 et 2018, quitte à hiverner sous des cieux lointains mais plus propices à la pratique intensive de la voile. Campagne de France devrait donc imiter bon nombre de régatiers internationaux, et aller chercher cet hiver du côté de l’Arc Antillais matière à naviguer en course d’intensive manière, afin d’amener au plus vite le développement de leur class40 à son plein potentiel.

« Les leçons de la Normandy Channel Race 2016, où nous prenons la 11ème place sur 27 partants, sont faciles à tirer! » Halvard Mabire, chez qui la langue de bois n’a guère de prise, reconnait volontiers avoir tout au long des milles milles de la grande Classique Normande, manqué de compétition face à une concurrence bien rôdée. « La Class40 est en plein développement. Elle rassemble des coureurs de très haut niveau, qui savent pousser leurs machines avec une rare intensité. Nos 18 mois passés en chantier, et notre naturelle réticence à ne pas toujours tirer au-delà du raisonnable sur un bateau encore neuf et pas encore optimisé, ne nous ont pas permis de tenir le rythme endiablé des leaders, d'autant plus qu'il faut bien avouer qu'avec Serenys et Generali nous n'avons pas été non plus les plus chanceux quant aux passages à niveau météo (arrêtés à Land's End et au Fastnet, alors que les leaders et les poursuivants bénéficiaient de conditions leur permettant soit de s'échapper irrémédiablement, soit de nous rattrapper . Aussi, la météo assez virulente, avec notamment une Mer extrêmement casse bataeux rencontrée lors de la remontée vers Tuskar, n'a pas été des plus propice pour courir sereinement, dans la mesure où dans ces moments il convenait plus d'essayer de préserver tant bien que mal le matériel que de se focaliser sur la performance . C’est un constat qui amène naturellement sa réponse : il nous faut naviguer beaucoup cet hiver pour poursuivre le développement du bateau…. »

Les hivers Normands ne sont, hélas, pas propices à d’intenses séances de navigation. Halvard et Miranda nourrissent donc le projet de rallier la Caraïbe, afin de participer à plusieurs des nombreuses courses très disputées organisées du côté de la Grenade, Antigua ou Saint Martin, la RORC Carribean 600 par exemple. « En tant que membre du Royal Ocean Racing Club, je suis naturellement sensible aux courses organisées par mon club » exprime Miranda ; « Le 26 novembre prochain sera donné le départ de la troisième Royal Ocean Racing Club's Transatlantic Race, au départ de Lanzarote aux Canaries, et dont l’arrivée est jugée après 3 000 milles de course à La Grenade, au sud de l’arc antillais. » De nombreux maxi yachts et autre multicoques océaniques, mais aussi quelques Class40, sont attendus au départ d’une course très séduisante pour les nombreux régatiers ambitionnant, à l’instar d’Halvard et Miranda, de tirer partie des exceptionnelles conditions de navigation offertes par la Caraïbe durant l’hiver continental. « Nous serons de retour au début du printemps pour enchaîner, sans transition, avec l’important programme de la Class40 en 2017, Grand Prix Guyader, Normandy Channel race, Les Sables – Horta – Les Sables, La Fastnet Race, la  Transat Jacques Vabre etc…". L'objectif ultime étant que Miranda puisse prendre le départ de la Route du Rhum en Novembre 2018 sur un bateau éprouvé et qu'elle connaîtra sur le bout des doigts".

Halvard et Miranda s’attachent comme à l’accoutumée à préparer leur monture dans les moindres détails pour ces longues et belles navigations à venir ; « La Normandy Channe race a laissé quelques traces » précise Halvard, « Quelques soucis de jeunesse vite réparables, mais aussi quelques améliorations que nous souhaitons apporter, au système de barre par exemple. » La remise à l’eau de Campagne de France devrait intervenir à la fin du mois.